On parle de taureaux. Beziers 2016 (III)

Dimanche 14 août à Béziers
Que reste-t-il du taureau brave ?
Soleil, chaleur. Deux tiers d’arène.Taureaux de Robert Margé : irréprochable présentation et tercios de pique. El 1bis sur le point de balancer le couple, Artesano allègre pour la seconde rencontre, Decidor supporte une interminable première avant d’accourir de loin, même chose pour Tramposo, et puis Capitan qui poussa sur sa première attaque avant de prendre de l’élan pour se mesurer au poulain d’Alain Bonijol….tout était là et pourtant le clan Margé père et fils faisaient la g…triste mine!
La cuadrilla de Diego Urdiales incitant le beau Gamberro à frapper les planches: corne rompue à la base. Comportement identique, mais sans dommage cette fois, avec le suivant. …les capotazos multipliés lors de tercios de pique approximatifs, on comprendra aisément la déception du ganadero et de son mayoral de fils ! Ceci dit, les cinquième et sixième irrémédiablement attirés par les planches ne facilitèrent en rien Juan Bautista et David Mora.

Diego Urdiales.
Vert printanier et or. Bonne estocade, le meilleur de sa première prestation :  vuelta. Pinchazo extérieur, demi estocade perpendiculaire : sifflets. Diego batailla ferme mais ce n’était pas son jour. Je suppose !

Juan Bautista.
Or et sable, parements noirs. Pinchazo al recibir… conseguido al segundo intento. : oreille. Estocada , descabello: silence.
Bien en place, templando, la main basse, il sortit du sac de Zingaro tout ce qu’il contenait. De la réception au début de faena les choses se présentaient bien : passes liées, intérêt de l’animal pour la muleta provoquant les charges et, patatras voilà Tramposo qui plie armes et bagages pour installer son campement au bord des planches, avant de s’étendre au soleil. Il fallut insister pour le convaincre de se relever pour la conclusion. Désillusion.

David Mora.
Or et vert tendre. Pinchazo, estocade caìda : quelques applaudissements. Estocade : oreille.
Sérieux, appliqué, pour un passe à passe qui lassa vite les gradins. Il comptait sur le dernier, Capitan, lequel décida, lui aussi de se réfugier à l’abri des planches dont David parvint à l’extirper, épisodiquement, pour le poursuivre, le reprendre sans le convaincre. Une bonne estocade et la récompense couronnant la pugnacité.

Jean Claude Lorant-Raze

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