On parle de taureaux. Nimes 2017

Samedi 3 juin.
Matinale.
Andy Younes vainqueur de La Cape d’Or : 56 ème trophée Antonio Ordoñez.
Moins de demi arène. Soleil. Novillos de Zacarias Moreno (Madrid) inédit en France. Bien présentés, faibles en général.
Andy Younès. Ovation et saluts – deux oreilles. L’enfant d’Arles poursuit sa marche en avant, le grand jour se profile à marche forcée.
Carlos Ochoa. Ovation et saluts. Silence. Garçon à revoir.
Alejandro Gardel. Oreille. Silence. Torero digne d’intérêt. Immédiat. Il communiqua avec les gradins lors d’un brindis aux nues destiné à son maître et protecteur Palomo Linares.
Après midi.
Plus de 3/4d’arène. Chaleur orageuse prémices du bouleversement à venir. Comme hélas il est courant le Garcigrande et le Domingo Hernandez ouvrant le bal n’eurent guère à proposer que forces relatives ou réduites à peu.

Curro Diaz. Sang et or. Entière basse : silence. Agréable et délicate réception. Lamentable tercio de piques expliquant en grande partie la suite, la faena entre un homme détenteur d’une artistique tauromachie et un adversaire désabusé. Il reste le souvenir de détails artistiques sans hélas, pouvoir lier. Après avoir lancé l’avant-garde, leurs première gouttes, les nues saluèrent l’entrée en piste d’un enfant chéri de l’arène nîmoise…

El Juli. Metisaca, avis estocade : oreille. Bleu vif et or. Le temps de retirer les restes de Bicharroco et la colère céleste se déclencha alors que Remador apparaissait. Les premières victimes évacuaient les gradins du Cirque, alors que la pluie se faisait déluge les étagères se vidaient. Insolente la facilité, la domination du Juli seules éclairaient la piste portées par les torero…torero.

Alberto Lopez Simon…
Le contrat d’assurance maladie me liant au divin créateur m’interdit, depuis mon septante cinquième anniversaire de m’exposer inconsidérément. Fermeture du cahier, clic du stylo, ébrouement impératif et aux abris !

Jean Claude Lorant-Raze