Vendredi 2 juin.
Minute de silence en hommage à Mr Palomo Linares.
Modeste victoire d’Escribano
mais mieux vaut une modeste victoire plutôt que pas de victoire du tout.
Moins de demi-entrée. Soleil agréable. Taureaux de La Quinta: énorme déception. Vus du haut de mon sixième ciel les kilos annoncés me parurent plutôt livres, même si comme tout un chacun je sais que la somme des kilos ne fait pas le taureau…elle y contribue. Médiocre second excepté et quelques réactions du noble premier vite oubliés, le reste nous offrit tout ce qui peut nuire à la tauromachie : bravoure aux vestiaires, infatigables marcheurs plutôt qu’agresseurs, ils occupèrent le sable du Cirque sans force, âme, révolte…tout ce qui peut faire vivre une arène. De plus, le troisième me donna l’impression de mal voir : il allait certes vers ses six ans, mais quand même !
Rafaelillo. Turquoise, or. Estocade décisive: saluts. Pinchazo, estocade: silence. Expérience, un gracieux quite en véroniques tranquilles( il sait faire)), une faena à contre style. Plus discret le second adversaire, que venait donc faire Rafael Rubio le guerrier dans un duel à fleuret moucheté digne d’une maison de retraite. Pour toreros s’entend!
Escribano. Sang et or.Estocade, un poil basse : oreille. Estocade: applaudissements. Manuel sut mettre à profit le lot qui lui incomba. Feligres, le premier, enseigna noblesse, douceur et obligeance : ils s’entendirent. Le public fut sensible à sa décision lors des deux tercios de banderilles.
Romàn. Vert et or. Estocade basse suite à une tentative al recibir : silence. Pinchazo, estocade : applaudissements.
PS. Romàn tu viens de participer à deux des ferias les plus importantes en France, tu es à demi français le public le sait qui est prêt à te soutenir…et tu ne lui laisses aucun souvenir ! Tu dois réagir que les taureaux soient ceci ou cela, montre aux gradins tes envies, ta soif de vaincre, d’être ! Parle à ton picador, celui qui déjà en Arles….
En fait, ce mercredi aura été surtout marqué par l’excellent entretien de Simon Casas à La Marseillaise , quotidien régional.
« Depuis Madrid je vais pouvoir faire évoluer la tauromachie, je veux redonner à la tauromachie la place qu’elle a perdu dans la société d’aujourd’hui »
A bientôt la suite.
Jean Claude Lorant-Raze









