NÎMES. Dimanche 4 juin 2017. Matinale.
E. Ponce et J. Jimenez lauréats techniques d’une matinée à oublier.
Après la pluie, le soleil attentif pour la première partie d’une journée de dupes. Arène grandement garnie, paseo ovationné, préambule hommage traditionnel au roi Henri venu saluer ses sujets, prélever la taille. Comme il sied à Nîmes traditionnelle cérémonie non pas d’alternative mais de confirmation. Celle du jour concernait le blond Javier Jimenez qui, selon ma mémoire rafraîchie, lui fut déjà octroyée à Madrid voilà déjà une bonne paire d’années, par le maestro Frascuelo. Revenons à nos moutons, et ce n’est pas un qualificatif approximatif.
Taureaux de Victoriano del Rìo, faibles, sans caractère, patients passifs exceptés si l’on veut bien dire les second et sixième.
Enrique Ponce. Orange et or. Pinchazo, estocade, avis : oreille . Pinchazo, demi-estocade et trois descabellos. Silence.
Exécutés les doblones maison, bien dessinés les circulaires détendus, la main basse comme oubliée le long du corps, le regard caressant et nous voilà gratifiés d’une belle mise en bouche … il s’agissait là, en fait, du plat de résistance. A l’instar de ses jeunes collègues le Maître se limita ensuite, et pour cause, al upuru (prononcer unoporuno).
Javier Jimenez. Blanc et or. Pinchazo, estocade traversière, pinchazo profond tombé, avis, descabello. Estocade après tentative de recibir, avis, descabello : oreille.
Jolie réception et quite au premier. Jilguero, son autre adversaire, était bien différent : il trottinait certes mais c’était déjà ça, la main droite de Javier lui plut, il se montra allègre un moment. A mi faena il avait tout donné, peu mais tout. Jimenez lui accorda de longs moments de récupération, enfin l’épée libératrice.
Andrès Roca Rey. Vert oliveraie et or. Estocade, avis descabello : silence. Estocade : silence.
Aussi mal loti que ses compagnons de cartel il ne put libérer son capote, furtivement. Quant à la muleta : ni hablar.
Jean Claude Lorant-Raze








