Béziers. Samedi 13 août 2016 Soleil, chaleur, arrosages de piste et ¾ d’arène. Les inquiétudes, les hantises de certains, la propagande, la démonstration de force : jour et nuit police locale armée, police nationale, soldats en ordre de marche, centre ville interdit aux véhicules Sebastien Castella toujours roi sur ses terres, mais roi menacé. Taureaux de Nuñez del Cuvillo, bien présentés, premier excepté ils se révélèrent bons adversaires, voire collaborateurs des figuras du jour. Le quatrième fut même un cadeau au seigneur du lieu. Les troisième, encasté, raviva les mémoires des piques, raisonnables mais piques. Sebastien Castella. De sang et or. Estocade, saluts. Estocade-balle : deux oreilles. Déçu de son bilan de la veille, décidé à tout pour satisfaire son public, lequel lui est tant acquis qu’il pourrait bien dormir sur ses deux oreilles : en toutes circonstances et pour longtemps ! De plus le sort lui destina la perle du jour. Torero et taureau, complices, s’étaient -ils réunis pour mettre au point la prestation espérée, des intermédiaires peut-être….Sebastien fut Castella, il sortit du sac bonne part du répertoire maison : cambiadas, circulaires rondes, ovales même (nous sommes ici en terre de rugby s’il en est), devant, derrière. Gradins en joie, en feu Alejandro Talavante. Archevêque et or. Estocade, descabello :oreille. Estocade, descabello: saluts. Le Talavantisme n’est guère éloigné du Castellanisme mais il existe des différences notables à y bien regarder : tandas irrégulières (nombre de passes) liées aux aptitudes de l’animal, à l’inspiration aussi etc… La seconde faena, essentiellement …






