On parle de taureaux. Saint-Martin de Crau 2017

Salle comble en ce vendredi 3 février à l’occasion de la présentation de l’édition 2017 de la traditionnelle feria locale fidèle aux élevages régionaux …et à la chance donnée à des toreros tentant de se frayer un chemin dans la cohue des aspirants au succès, à la gloire peut-être.

Plus de vingt ganaderias se bousculent autour de Saint martin, entre Rhône et Crau. Une petite nouvelle de vingt ans d’âge, celle de Giraud, de souche Nuñez, est appelée à se frotter, lors de la Corrida de Competencia aux Hyonnet, Granier, Pagès-Mailhan et compagnie difficiles à fréquenter.

Les toreros, argent compté, gloire dérobée mais cœur et rêves énormes pour rester et avancer guerroient partout où on veut bien leur accorder confiance, accumulant les années d’expérience, d’obstination pour tenter de  se voir enfin reconnus. Saint Martin, année après année  joue certes  le jeu de la opportunidad,  mais retrouve avec plaisir les matadores qui ont su ou pu complaire aux aficionados difficiles des confortables arènes Louis Thiers (3000 places) magistralement gérées par la peña La Unica : ici point d’intermédiaires coûteux, des conseillers occasionnels certes mais on vit le du producteur au consommateur.

Aux rendez- vous majeurs  des après midi de Saint Martin il convient d’ajouter :

– Samedi matin les aficionados practicos face au bétail de François André.

– Dimanche matin novillada non piquée des frères Granier pour les élèves des Ecoles taurines entre Hérault et Landes : El Azabache, Geoffrey Chastel, Lucas Miñana, Clément Hargoux.

Enfin, feria des enfants le mercredi 26, animations musicales sans désemparer, restaurants, présentation du travail du cheval de Camargue, Espagnol, Lusitanien, stands divers…le tout dans l’ambiance sonore des voix et du plaisir de vivre des locaux heureux de retrouver les  amis fidèles  venus de partout et même d’ailleurs.

Bienvenue, bienvenida

PS.

Un geste de communication, enfin, de nos amis anti taurins ! Oubliées la calomnie, l’insulte, les incitations à la violence directe : ils nous écrivent ! Enveloppes certes mais sans courrier, mais riches d’une lame de rasoir. Je suppose qu’il ne s’agit pas seulement de nous couper l’appétit, fut-il tauromachique ! Les cercles taurins, le matador retiré Julien Lescarret, des anonymes sans doute : on n’arrête pas le progrès

Jean Claude Lorant-Raze