ALES. Dimanche 28 mai. Après midi.
Sanchez Vara et Octavio Chacon sur un triste podium
Plein. Ambiance de fête espérée et déceptions.
Comment et pourquoi les splendides taureaux de JP. Couturier, les Cura de Valverde arrêtés, atones, sans ressort, second excepté, purent-ils participer d’un si médiocre spectacle alors que les hommes du jour étaient d’authentiques spécialistes des corridas dites toristes ? Je n’y vois qu’une explication faute d’épidémie récemment déclarée : la chaleur ! L’arène du Tempéras, ne comporte pas de torils propres à l’accueil du bétail. Restés plusieurs heures dans le camion, accablés par la chaleur, je suppose que les taureaux n’étaient plus eux-mêmes. Je me souviens d’une corrida caniculaire lors de la feria en Azpeitia , voilà trois quatre ans, et les Palha bien incapables de quoi que ce soit : statiques, hébétés, inutiles.
Sanchez Vara. Vert fluo et or. Estocade et mort subite : oreille. Estocade, avis : silence. La muleta tire-bouchon, si souvent efficace, dut s’avouer vaincue.
Chacon Octavio. Lila et or. Estocade: oreille. Passes, quelques passes une à une. Estocade tendue : silence
Alberto Lamelas . Bleu du sud et or. Estocade : silence. Trois pinchazos, demi lame tendue, avis six descabellos: silence. Ici, Alberto dispose pourtant ici d’un crédit remarquable, il y compte à la fois succès et graves blessures. Il tenta tout, sans succès hélas
PS. On ne peut reprocher aux toreros qu’une chose : avoir tant voulu, si longtemps que les gradins n’attendaient plus que le coup de grâce libérateur. Comme les taureaux.
Jean Claude Lorant-Raze









